Crise politique: la marche des femmes de l’opposition a été étouffée dans l’œuf

  • Publiée par Guineesynthese
  • 2 novembre 2018 11 h 27 min
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Des femmes de l’opposition républicaine ont battu le pavé ce jeudi 01 novembre 2018 à Donka sur l’autoroute. Malgré l’interdiction de leur marche, elles étaient déterminées à manifester pour disent-elles mettre un terme aux différentes tueries dont sont victimes leurs enfants. À peine commencée, cette marche essentiellement féminine à été étouffée par des gendarmes et policières. Elles avaient pour point de départ la mosquée Fayçal avec comme terminus le ministère de la sécurité et de la protection civile.

Elles étaient moins nombreuses ces femmes de l’opposition à manifester leur ras-le-bol. Très remontées, certaines d’entre elles étaient munies de foulards rouges sur la tête, des photos de certaines victimes et d’autres des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire : « Alpha Condé arrête de tuer nos enfants, justice pour nos morts et sans justice pas de paix ». À tour de rôle, chacune d’elle a fustigé les tueries. Hadja Maïmouna Bah Diallo vice-présidente du comité national des femmes.

« La raison principale de notre marche d’aujourd’hui, c’est de protester contre les tueries faites par nos forces de l’ordre en direction de nos enfants. Je crois que l’heure n’est plus pour nous de s’assoir, chercher la volonté de Paul ou de Pierre pour marcher. Moi je crois qu’on doit jouer notre rôle. On est des mamans. On en a assez de voire tous les jours de voire nos enfants se faire tuer comme des chiens dans la rue», précise cette femme à gorge déployée.

Pour Honorable Mariama Tata Bah, il faut que ces tueries cessent dans le pays avec un ton dur.

« Nos enfants sont tous les temps tués dans les rues comme des gibiers, comme des chimpanzés. On est fatigué. Le ministre de la sécurité est là. J’aurais bien voulu qu’il mette son enfant devant cette sécurité et qu’on les abat comme les chimpanzés, comme des gibiers. J’aurais bien voulu voire sa réaction mais ça ne nous surprend pas. On sait qui est-il ».

Au moment où nous mettions cet article en ligne, aucun incident majeur n’a été signalé. Et les manifestantes étaient bloquées par des femmes gendarmes et policières au rond-point de la mosquée sur l’autoroute Fidèle Castro.

Kèlètigui Traoré

 

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