« Je me bats tant bien que mal pour faire consommer le produit artisanal guinéen par les guinéens, surtout par l’administration publique », dixit le directeur général de l’Office national de la promotion de l’artisanat

Depuis l’avènement de la troisième république, l’artisanat se porte bien grâce au soutien du premier responsable du pays. De ce fait, plusieurs reformes ont été enclenché afin de redorer l’image de ce secteur qui au par avant n’était pas connu par le public guinéen. Pour toucher du doigt aux réalités notre équipe a été reçu en interview par le jeune directeur général de cet office. Lisez…. 

Présentez-vous à nos lecteurs

Je m’appelle Diakité Kaba, directeur général de l’office national de promotion de l’artisanat.

Comment se porte votre direction ?

La direction se port bien, parce que nous mettons tout en œuvre pour pouvoir réalisé les ambitions que nous nous sommes assignés. Pour la toute petite histoire, quand je prenais la tête de la direction, l’artisanat on en parlait mais ce n’était pas aussi connu et jusque là ce n’est pas trop connu mais on fourni des efforts pour faire savoir ce que sait que l’artisanat, quelle est l’utilité réelle de ce secteur. J’ai pris la direction avec un budget qui était très minimaliste pour ne pas dire que ça n’existait pas, parce que figurez-vous pour un office qui est chargé de promouvoir l’artisanat n’avait que 180 million comme subvention annuelle. Et à date avec près de deux ans de fonction à la tête de l’office, j’ai pu me battre pour percer le milliard en subvention, c’est déjà un acquit et cela est dû aussi à l’accompagnement réel des autorités en place. Notamment le président de la république à travers le ministère du budget, le ministère des finances et les cadres des autres départements qui croient en ce secteur et mettent le parie sur nous pour pouvoir sortir l’artisanat guinéen de l’ornière. Vu tout cela, je dirais que le secteur va bien, ça grandi, on fait notre mieux pour apparaitre sur le plan national et international au mieux possible.

M. Kaba depuis deux ans vous êtes à la tête de ce département, dites-nous les refomes que vous avez engagé au sein de cette direction?

Pour un départ, je suis venu la direction n’était pas aussi équipé comme ça, je suis venu trouver à peu près qu’un seul bureau et aujourd’hui vous constaterez que j’ai fait des aménagements à l’intérieur de l’office. Les bâtiments qui abritent l’office réellement ce n’est pas ici, parce que les bureaux de l’office se trouvent au 3AE, c’est-à-dire en face du ministère des TP (Travaux Publics), on occupe le premier d’un bâtiment où il y a l’agence de promotion des exportations qui est de l’autre côté, il y a les 3AE en dessous et nous nous occupons le premier. Je ne sais pas pourquoi l’équipe ancienne a lancé ce local pour venir dans un réduit au ministère du tourisme et de l’hôtellerie.
J’ai eu a demandé et on m’a dit que la ministre qui était là à l’époque, Mariama SY avait voulu que tous les services de son département se retrouvent au sein du département. Donc ils ont été sommés de quitter les lieux et ils se sont retrouvés ici, mais moi je suis entrain de me battre pour retourner aux 3AE, parce que là bas j’ai plus d’espace et je pense m’épanouir là bas mieux, que dans un réduit. Vous voyez, je n’ai que deux petit bureau ici pour combien de filières qu’il faut promouvoir. Donc cela me fatigue beaucoup, mais je suis entrain de me battre, j’ai pu obtenir l’avale de la présidence pour mettre le locale des 3AE à ma disposition à travers les patrimoines bâti, mais malheureusement aussi il y a un directeur du patrimoine bâti actuellement qui est introuvable. Nous avons déposés les dossiers qui on été belle et bien validés et accepté par la présidence, qui lui été transmit.
Nous avons fait un écrit et on a relancé encore l’écrit, mais a chaque que nous partons, il est injoignable. Les rendez-vous ne s’obtiennent jamais, il n’est jamais sur place et les dossiers qui sont restés plus de deux à trois mois ne sortent jamais. Donc ça c’est un gros problème et surtout en tant qu’une direction Générale que je suis et le patrimoine bâti aussi une direction générale et quand on les envoie et que ça perdure comme et que le directeur ne peut pas recevoir son homologue directeur pour discuter sur des problèmes important de la nation, c’est à déploré.
L’ambition réelle que nous avons, c’est de retourner à la case départ, au 3AE pour occuper nos locaux. Nous avons même déjà lancé un appel à candidature pour réfectionner le local, les contrats sont en phase terminale et ça été donné à qui doit réfectionner, c’est-à-dire un peu de retouche, parce que nous n’avons pas les moyens nécessaire pour faire un grand toilettage, mais nous allons faire ce que nous pouvons pour pouvoir s’installer et travailler dignement.

Quel est le travail qui a été abattu sur le terrain aujourd’hui par votre personne, qui peut-être visible depuis deux ans ?

Je vous aie déjà parlé du côté financier que nous sommes battus pour rehausser la subvention que l’Etat met en notre disposition. De 180 millions, nous avons percé le plafond du milliard, donc vous vous souviendrez combien d’efforts nous avons fait et combien nous avons été appuyé par le ministère du budget et celui des finances pour nous permettre de rendre ce secteur assez vivant. Je vous aie aussi parlé de l’équipement qu’on est entrain d’acquérir au niveau de l’office et quand je venais ici, figurez vous l’office n’avait même pas une moto comme moyen logistique. Aujourd’hui nous avons deux véhicules de direction, j’en ai un et mon adjoint en a un véhicule, nous sommes entrain aussi d’acheter une moto pour faire nos courses. Et il y a tout un travail qui a été abattu sur le local que nous occupons et nous sommes entrain de mettre en place les conditions idoines pour travailler dignement et sainement pour nos artisans. Vous constaterez dans mon bureau que moi je ne consomme que du produit artisanal local, mes fauteuils ne viennent pas d’ailleurs, c’est-à-dire des Etats-Unis ou de l’Italie, mais c’est des fauteuils qui sont présentables partout où vous passez, vous voyez le côté rustique que ces fauteuils là recels. Vous voyez nos portes, ce sont des portes qui on été travaillés par nos artistes sculpteurs. Je me bats tan bien que mal pour faire consommé le produit guinéen par les guinéens, surtout par l’administration publique. A l’avènement du président Alpha Condé au pouvoir des centres artisanals ont été construis au nombre de 4 à savoir celui de Boké, Dalaba, Kankan, N’Nzérékoré. Tout le combat que nous sommes entrain de mener c’est de mettre ces centres à la disposition du ministère de l’hôtellerie du tourisme et de l’artisanat dont la gestion revient à la direction nationale de promotion de l’artisanat. Parce que jusqu’à présent ces centres ne sont pas inaugurés, ils sont sous la responsabilité du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, nous avons acheté un peu de mobilier et de matériel technique pour pouvoir équiper ces centres qui sont toujours sous tutelle du ministère nous sollicitons vivement que ces centres soit inaugurés et mise à la disposition de l’office pour qu’on puisse mettre nos artisans dans les conditions idoine les produits de l’artisanat guinéen. Nous sommes entrain de voir quand même pour que notre ministère de tutelle puisse rencontrer le ministre Bourema Condé de l’administration pour que ces centres soient mise à notre disposition.

Comment allez-vous faire pour valoriser le produit des artisans guinéens et le faire consommer à l’administration et la population ?

Le président de la République a donné un signal fort en début d’année, il a reçu les artisans en début d’année, il a voté un budget pour permettre aux artisans de se perfectionner et se qualifier. Mais pour cela, il faut qu’il prouve à la population guinéenne, à l’administration guinéenne qu’ils savent travailler, qu’ils peuvent produire des produits de qualité. Et l’initiative présidentielle à l’époque et qui tien toujours la route, c’est d’organiser une exposition pour faire voir le savoir faire guinéen au public, et le président l’a dit à l’occasion qu’il va amener l’administration à ne commander que localement pour le meuble et ce projet est entrain de se réaliser. Et l’office est partie prenante, nous travaillons sur ce projet avec les grands projets la présidence elle-même, le ministère du tourisme et de l’artisanat à travers l’office national de l’artisanat. Le premier boulot a été fait, à l’occasion le président a commandé 2 000 tables bancs aux artisans guinéens pour les offrir aux différentes écoles qui en manquaient. Notre souci c’est d’amener l’administration guinéenne et la population à consommer guinéen.

Est-ce qu’il ya un partenariat qui vous lie aux hôtels du pays pour que les produits artisanaux soit consommer dans ces hôtels ?

Dans la plus part des hôtels de Conakry ou de l’intérieur du pays il y’a les produits artisanaux et le ministère à chaque visite de terrain ne cesse de rappeler cela et même ces hôtels sont construits par nos artisans à savoir les plombiers, les maçons entre autre. N’oublie pas que c’est l’artisan guinéen qui construit ces immeubles et même au niveau de l’embellissement c’est lui-même malgré que les éléments soient importés. Nous sommes entrain de nous battre aujourd’hui à celer les partenariats pour que dans ces hôtels qu’il ait des produits artisanaux dans ces boutiques. Ou encore loué ces boutiques pour qu’elles soient occupées par l’office national de promotion de l’artisanat et exposé des produits d’excellence de chaque artisan. Organiser par moment des expositions des œuvres d’art tel que des tableaux, des masques ainsi de suite, cela en étroite collaboration avec le gouvernement invité les ambassadeurs, le gouvernement autour d’un cocktail les demander à payer ces tableaux parce que la meilleure manière d’encouragé un artiste c’est de payer ces tableaux. Donc les courriers sont déjà parti dans les hôtels nous attendons leurs retour.

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