Education : des sanctions lourdes sont prévues contre des élèves qui abrègent des mots

  • Publiée par Guineesynthese
  • 17 octobre 2018 9 h 56 min
  • 0

Avec l’avènement de la nouvelle technologie, beaucoup d’apprenants véhiculent des messages téléphoniques à travers des abréviations fantaisistes. Le phénomène continue à prendre de l’ampleur et devient de plus en plus inquiétant chez les jeunes élèves et étudiants guinéens. Ils ignorent les conséquences liées à cette manière d’écrire sur leur formation notamment dans l’orthographe.

De nos jours, le constat révèle que la quasi-totalité des jeunes apprenants se servent des SMS pour véhiculer leurs messages. Ces jeunes notamment des élèves pour la plupart optent pour le style des abréviations pour rédiger ces messages à distance. Dans cette nouvelle écriture, les élèves ne prennent pas le temps d’écrire correctement les mots ils préfèrent les écrire comme bon leur semble. Une situation qui ne va pas sans conséquence sur leur niveau en orthographe. Malgré ces conséquences Sy Savané élève en terminal est un adepte des messages. « Oui j’abrège des sms. Je le fait pour être rapide et écrire vite pour avoir le temps. Je sais qu’il y a des conséquences mais je n’ai pas de choix ».

Si pour certains, abréger les mots de façon fantaisiste est un fait appréciable, c’est le contraire chez d’autres. C’est le cas d’Ibrahima Fatoumata Korka Diallo, élève en 10ème année.

« Je n’abrège pas moi. Car ça me permet d’éviter les fautes grammaticales dans les dictées. Si tu es habitué à abréger les mots, cela ne peut pas t’aider dans les dictées par exemple en rédaction. Quand tu abrèges des fois les mots, les professeurs considèrent comme une faute et ils nous enlèvent des notes et cela joue sur nous».

Les conséquences sont nombreuses et les impacts se font sentir même sur leurs papiers d’évaluation. Des précisions avec Abdoulaye Soumah enseignant dans une école de la place.

« Il y’a des élèves qui font beaucoup d’abréviation surtout lors des évaluations. Quand on constate ces genres de situation, on diminue la note dès fois. L’élève, il va penser qu’il a tout trouvé qu’il mérite 20, mais si on le donne dès 16, 17, il va poser la question, pourquoi Monsieur m’a donné une telle note alors que j’ai tout trouvé».

Aguibou Diallo est correcteur aux différents examens. Il dénonce ce phénomène. « L’abréviation fantaisiste est conçue par nous les correcteurs comme étant une injure, parce que c’est de la pure insolence. Personne ne peut tolérer cet acte. L’élève a sa part de responsabilité mais je pense aussi qu’il faut revoir aussi le côté des enseignants. Quand j’en retrouve voir plus de deux ou trois, je n’ai plus le goût de continuer la correction et je donne 06».

Le téléphone a des avantages mais il a bien aussi des inconvénients. A l’allure ou vont les choses, si les autorités en charges n’appliquent pas des dispositions contre ce phénomène, l’avenir de l’école guinéenne sera compromis.

Kèlètigui Traoré

Share Button
Précédent «
Suivant »

Laisser un commentaire