Empêchées à Kaloum : La présidente des femmes de l’UFDG donne des raisons….

  • Publiée par Abdoulaye Bella Diallo
  • 21 mars 2018 15 h 54 min
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La rentrée à Kaloum ce mercredi est minutieusement surveillée par les forces de l’ordre. Des femmes de l’opposition républicaine qui devraient tenir leur sit-in devant le ministère de la justice ont été empêchées par le gouvernorat de la ville de Conakry. Joint ce mercredi dans l’émission des ‘’Grandes gueules’’, la présidente des femmes de  l’UFDG, madame Bah, Hadja Maimouna  Diallo a apporté des raisons qui ont fait qu’elles n’ont pas pu tenir leur sit-in à Kaloum.

« Oui effectivement, c’était maintenu jusqu’à ce matin mais malheureusement on a eu dans la nuit un drame. Il y a une famille qui a périt dans un incendie (à Cosa où 5 personnes ont trouvé la mort, ndlr). Il s’agit vraiment de la famille des proches de certains membres de notre organisation. Et on a été choqué par ça d’abord  le matin. Et on devrait faire notre sit-in mais à partir de 6 heures, ils ont tenu vraiment le pont 8 novembre. Donc, les femmes n’ont pas pratiquement pu accéder à l’heure et il n’y avait que les femmes de Kaloum qui ont pu se mobiliser. Et malheureusement, on n’a pas pu faire le sit-in », a-t-elle précisé

Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Explique  la présidente des femmes de l’UFDG, « c’est que vraiment, nous nous parlons aujourd’hui pour que ces tueries s’arrêtent. On ne peut pas quand même donner de l’occasion à la gendarmerie et à la police de tuer encore aujourd’hui parce qu’ils ont totalement  encerclé la ville. Vous ne pouvez même imaginez,  partout les carrefours, il y a les pick-up de la gendarmerie et à la police », a ajouté Hadja Maimouna Diallo.

Malgré cet empêchement, ces femmes n’entendent pas se reculer, «  on a écrit effectivement mais vous savez ce qui est dommage dans ce pays, on ne parle de loi et de règlement quand, il s’agit de l’opposition. Le sit-in n’est pas annulé en tant qu’on ne va arrêter ces tueries, nous on ne va pas s’arrêter et on s’est fixé de cet objectif-là. On va écrire dans les règles de l’art, il n’y a pas de problèmes mais je souhaite qu’il respecte en ce moment. A l’heure où je vous parle toutes, les rues de Kaloum sont pleines et les femmes sont en train de marcher à Kaloum comme ça, c’est autorisée parce que, c’est les femmes de la mouvance. Mais quand, il s’agit de l’opposition, il faut respecter les règles et principes. Dans les jours avenir, nous allons organiser un sit-in  », annonce la présidente des femmes de l’UFDG.

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