Exploitation minière : la préfecture de Kankan entre dans la danse

  • Publiée par Laye Famo Condé
  • 19 septembre 2018 12 h 17 min
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L’exploitation artisanale de l’or refait surface à Kankan alors que cette localité n’est pas reconnue comme réserve de potentialités minières. Une activité ancestrale qui sert de source de revenu pour une grande partie de la population de la Haute Guinée. Aujourd’hui, nombreux sont les jeunes diplômés sans emploi qui s’investissent dans l’orpaillage avec les machines de détection pour pouvoir créer leur entreprise. 

À Kankan, une mine d’or vient d’être découverte à « Banankoni » un secteur du quartier Kankan-Koura non loin du centre-ville. Selon nos sources, c’est un berger qui aurait vu de l’or après le passage des eaux de ruissèlement suite à une forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Kankan. Ce lieu en état d’exploitation fait la convergence de beaucoup d’orpailleurs qui quittent les zones reconnues par excellence comme zones aurifères pour se rendre à Kankan à la quête du métal précieux.

Les propriétaires terriens ont mise en place une structure appelée « Tomboloma » qui surveille les activités minières. Un de leur répondant au nom de Kourouma Moussa explique : « ça fait une dizaine de jours que nous avons découvert de l’or ici, de nos jours les gens gagnent leur pain. Nous avons procédé au changement de forme. Avant les gens ne creusaient pas en profondeur puisque nous avons constaté une rareté de l’or nous avons en fin transformé en mine».

C’est une mine appartenant à un homme en tenue qui a fait beaucoup d’écho, raison pour laquelle une marée humaine est actuellement sur les lieux à la recherche du bien-être.

Des hommes en uniforme massivement sur les lieux métamorphosés en orpailleurs.

Cette  exploitation risque de causer des problèmes environnementaux, si des mesures idoines ne sont pas prises. Des plans d’anacarde sous la menace des orpailleurs, des plantations en perspective de destruction une politique présidentielle qui vise à lutter contre la pauvreté dans la savane guinéenne. Des machines de détection taxée en fonction de leur capacité. Certains paient 300 000 FG, d’autres 500 000 FG représentant les montants des billets de travail.

En outre, Les villages environnants sont vidés de leur bras valide en cette période de moisson, des travaux champêtres en dégringolade par endroit. Conséquence un champ d’haricot détruit par les animaux sauvages faute de ressources humaines pour la surveillance.

Laye Famo CONDE correspondant régional. 

 

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