Fatou Baldé sur la grève des enseignants : le président ose dire qu’il ne peut pas augmenter les salaires pendant ce temps lui ses fonds de souveraineté augmentent

La grève du syndicat des enseignants guinéens qui pointe à l’horizon semble être imminent. Car après l’échec de la médiation des religieux et malgré son expulsion du mouvement syndical, Aboubacar Soumah continue de durcir le ton face au gouvernement. Il promet de déclencher une grève le 31 janvier dans le but de réclamer une meilleure conditions de vie des enseignants.

Pour comprendre la possibilité de médiation de la société civile guinéenne face à cette situation, notre reporter a rencontré Fatou Baldé, présidente de la Coalition des Femmes Leaders de Guinée. Très connue pour son langage franc, cette activiste de la société civile estime que le gouvernement doit écouter le syndicat.

 » Vous savez l’incapacité du gouvernement à prioriser les problèmes au niveau national, entraine l’exacerbation des communautés de la société. L’exemple le plus frappant pendant que le ministre des finances nous dit que produire l’électricité coûte cher et que les délestages vont continuer et aujourd’hui, tous les jours, nous avons les soubresauts dans les quartiers pour manque de courant au même moment, ce gouvernement décaisse des milliards pour aller organiser les fêtes d’indépendance en différé à 700 Km de Conakry. Et les ministres pour s’y rendent, prennent d’abord l’avion pour aller faire mille kilomètres jusqu’au Mali et reprennent leur véhicule. Mais vous imaginez le coût. Parce que chaque personne qui a pris l’avion pour aller à Bamako son véhicule l’entendait déjà à l’aéroport pour l’amener à Kankan. Lorsque le gouvernement n’a pas la mesure de la priorité par rapport aux préoccupations de la population, c’est toujours des crises à répétition. Il n’y a pas de courant mais on va faire des fêtes à pompe où on va gaspiller des milliards pour quoi faire ? Avec quelle retombée ? Avec quoi ? C’est ce qui exacerbe les gens et au même  moment, le président ose dire qu’il ne peut pas augmenter les salaires pendant ce temps lui (président Alpha Condé, ndlr) son salaire n’a pas varié au contraire. Ces fonds de souveraineté augmentent à chaque loi de finances et ils les utilisent. Et quel impact sur le citoyen lambda ? Je trouve que les syndicats, on doit les écouter ».

En novembre déjà, le syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée avait déclenché une grève qui a fait deux morts et plusieurs blessés.

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