Grève des enseignants : Des organisations de la société civile craignent une année blanche dans le secteur de l’éducation

  • Publiée par Aris Diabaté
  • 22 février 2018 13 h 58 min
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Préoccupée par la persistance du mouvement de grève qui perdure dans le secteur de l’enseignement pré-universitaire, les organisations de la société civile guinéenne ont fait une sortie médiatique ce jeudi 22 février 2018 à Conakry. Dans une déclaration rendue publique, elles dénoncent le manque d’empressement du gouvernement à résorber cette crise, qui fait planer le risque d’une année blanche dans le secteur de l’enseignement, ce qui constituerait une grave atteinte au droit à l’éducation.

Les ONG signataires ( Forum civil citoyen, coalition nationale des jeunes unis pour le progrès de la Guinée, mouvement option citoyenne, réseau des ONG pour l’éducation et la protection des enfants et réseau des ONG pour la sauvegarde de l’environnement) appellent << Le gouvernement guinéen au devoir de responsabilité qui m’incombe, à œuvrer pleinement pour la reprise effective des cours sur toute l’étendue du territoire national. Elles invitent le gouvernement à diligenter le règlement de ce dossier compte tenu des risques encourus par les élèves, notamment la perte de connaissances acquises du fait de l’inactivité ; des conséquences financières difficiles pour les parents dont les faibles revenus seraient davantage affectés>>, précise leur porte-parole.

Dans cette même déclaration, ces organisations de la société civile guinéenne se sont engagées à <<s’impliquer auprès du médiateur de la république et auprès du secrétaire général du SLECG pour un appui à la recherche de solution idoine pour une sortie de cette crise qui a tant durée ; mettre en place une commission des OSC pour rencontrer en toute urgence le bureau exécutif du SLECG et le porte parole du gouvernement pour baliser un chemin pouvant nous sortir de ce bourbier pour l’intérêt supérieur de la Guinée, souligne Aboubacar Sylla, président du Forum civil citoyen>>.

En fin, ce consortium d’ONG a condamné les menaces de suspension de salaires car elles ne sont pas de nature à favoriser le climat pour la résolution définitive de la crise.

Pour rappel, le système éducatif guinéen est paralysé depuis le 12 février dernier. Pour cause, la faction dissidente du syndicat libre des enseignants de Guinée réclame une augmentation de salaire.

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