La gratuité de la césarienne, est-elle une réalité en Guinée ? L’ONG Club d’Avenir présente son rapport

  • Publiée par Abdoulaye Bella Diallo
  • 5 septembre 2017 8 h 35 min
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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement des stratégies de proximité du contrôle citoyen de l’action publique dans les communes de Conakry, l’ONG Club d’Avenir de Guinée a présenté ce jeudi 31 aout 2017, son rapport sur le monitoring dans les cinq communes de Conakry à leurs sièges sis à Madina Boussoura. Ce programme a été financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’Appui à la Société Civile Guinéenne (PASOC).

L’ONG Club de l’avenir a réalisé un monitoring dans les  cinq communes de Conakry, du  1er au 30 juin 2017 auprès des responsables et travailleurs des services de santé communaux et des populations à la base.

A l’entame de sa présentation, Keffing Kouyaté présidente de l’ONG Club de l’Avenir a précisé l’objectif de ce monitoring. « L’objectif général de cette étude est de recueillir des informations pertinentes,  permettant d’informer les populations à la base sur les services de santé en général. Particulièrement, il s’agissait d’obtenir des informations sur  la façon dont fonctionnent les services sanitaires, les acquis dont dispose leur commune en matière de structure sanitaire, les difficultés auxquelles sont confrontées les populations à la base en termes de soin de santé primaire. Il consiste à déceler les faiblesses et les points forts des services de santé afin de formuler des recommandations pour leur amélioration », a-t-il expliqué.

Cette étude, explique le président de l’ONG, ‘’a porté sur  deux catégories de cible dont : Le personnel de santé, les citoyens dans les ménages. « Ce premier groupe cible  trente-cinq (35) personnes dont sept  (7) par commune comprenaient entre autre, les responsables communaux de la santé, les techniciens  du service et toutes autres personnes exerçant dans ce domaine à qui un questionnaire a été administré.

Les informations recueillis auprès d’eux portaient essentiellement  sur leur connaissance générale du service, leur budget en prévision et les réalisations en attente, les préoccupations du service et la  qualité des services qu’ils rendent », a fait savoir M. Kouyaté.

En ce qui concerne des résultats obtenus au cours de ce monitoring, il a fait remarquer que 14% des ménages sont à plus d’un kilomètre des structures sanitaires, 38% sont à une distance variant de 500m à 1km, aussi 24% habitent à moins de 500m des structures sanitaires. « Dans les ménages, c’est seulement 10% des personnes qui ne fréquentent pas les structures sanitaires en cas de maladie contre 90% qui le font », a souligné Kéffing Kouyaté.

Par ailleurs, le président M. Kouyaté à travers l’ONG Club de l’Avenir deplore  la qualité  des services rendus, « 11,1% des ménages enquêtés jugent mauvais la qualité des services rendus lors de leur dernière visite dans les structures de santé. Par contre,  73,3% trouvent bien et 13,3% ont jugé très bien les services rendus. Toutefois, 2,2% n’ont donné aucun jugement sur la qualité des services rendus lors de leur dernière visite dans les structures sanitaires.

Au sein des structures sanitaires visités, ce sont seulement 11,1% des patients qui n’ont pas bénéficié d’aide pour les services de leur prise en charge contre près de 9 personnes sur 10 (88,9%) qui ont reçu de l’orientation vers un service de prise en charge », regrette-t-il.

Et de poursuivre, le président Kéffing Kouyaté a déclaré que seulement 4,4% des personnes enquêtées disent ne pas être au courant de la gratuité de l’accouchement et de la césarienne, « sur la question liée à la décision de gratuité de l’accouchement et de la césarienne, seulement 4,4% des personnes enquêtées disent ne pas être au courant de la gratuité de l’accouchement et de la césarienne. Par contre 95,6% sont informés de cette décision. Les 44,2% des répondants affirment que cette décision n’est jamais appliquée,  seulement 9,3% estiment que la gratuité est souvent appliquée. Par contre 46,5% témoignent que cette décision est appliquée dans les hôpitaux. 57,8% des enquêtés affirment qu’ils ont payé de l’argent à l’hôpital lors de la naissance de leur dernier enfant contre seulement 42,2% qui ont bénéficié de la gratuité pendant le dernier accouchement. Toutefois, ceux ayant déclarés avoir dépensé pour l’accouchement de leur dernier enfant en ont dépensé en moyenne 417 000 GNF », a-t-il conclu

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