La République de Guinée dispose désormais d’une loi anti-corruption

  • Publiée par Oumar Camara
  • 8 décembre 2017 10 h 26 min
  • 0

En prélude à la célébration de la journée internationale de la lutte contre la corruption, célébrée le 09 Décembre de chaque année à travers le monde, l’agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance a animée une conférence de presse ce jeudi 07 Décembre 2017 à Conakry. L’objectif de cette rencontre était de présenter la nouvelle loi anti-corruption de la République de Guinée aux Hommes de Médias. Une loi anti-corruption composée de 8 chapitres dont la première monture a été mise en place depuis 2005. La dernière a été validée par l’assemblée nationale dans son article 041 AN du 7 juillet 2017, et promulguée par le président de la République au mois d’Aout de la même année.

L’agence nationale de lutte contre la corruption en Guinée a menée une enquête en 2012 sur l’indice de corruption au niveau des ménages et des entreprises, cette enquête a révélé que l’Etat guinéen perdait plus de 500 milliards de GNF par à titre de pot de vain qui sont versés au niveau des services publics et privés.

Abordant le contenu de la loi anti-corruption de la République de Guinée, Diané Ibrahima chef du bureau de réception des plaintes à l’agence nationale de lutte contre la corruption soutien que << cette loi est composé de 8 chapitres. Le chapitre 1 parle des dispositions générales, le chapitre 2 parle de la lutte contre la corruption dans le secteur public, le 3eme parle de la lutte contre la corruption dans le secteur privé, le chapitre 4 parle de la transparence dans la gestion des entreprises publiques et privées. Le chapitre 5 traites de la procédure mise en place en matière de la lutte contre la corruption, le chapitre 6 quand à lui traites de la coopération internationale en matière de lutte contre la corruption, le chapitre 7 de l’organe de lutte contre la corruption et le dernier traites des dispositions finales de la lutte contre la corruption explique Mr Diané>>.

Selon le conseillé politique du Premier Ministre : cette loi a pour mission de régler la gouvernance du pays, de réduire au maximum la corruption pour assurer la bonne gouvernance. Il faut qu’à travers cette loi nous régulions le mécanisme de passation des marchés, mais ceci à travers la dénonciation de la presse car la presse joue un rôle majeur dans la lutte contre la corruption dans un pays affirme Elhadj Mounir Camara.

Cette loi anti-corruption de la République de Guinée en son article 63, 64 protège la presse en cas de dénonciation des faits de corruption. Selon le chargé des questions juridiques à l’agence, l’article 63 de cette loi stipule que : un journal d’investigation lorsqu’il contribue à révéler sur la base de preuve et d’indice concordant des affaires de corruption ne peut faire l’objet ni de censure, ni d’interdiction, ni de poursuite d’aucune sorte ou d’arrestation de son directeur de publication ou encore de l’auteur de l’article en cause. L’article 64 dit que les dénonciations de corruption faites par la presse sont des dénonciations crédibles susceptibles d’être évaluer ou vérifier de façon à permettre des poursuites judiciaires sous peine d’engager la responsabilité de leur auteur. Mais ces deux articles exhortent aux journalistes à recouper l’information précise Elima Camara.

Les autorités de l’agence nationale de lutte contre la corruption et de la promotion de la bonne gouvernance souhaite la vulgarisation de cette loi à tous les niveaux pour que les citoyens guinéens puissent se procurer de son contenu.

Share Button
Précédent «
Suivant »

Laisser un commentaire