La société civile guinéenne en quête de propositions de solution pour une sortie de crise en Guinée

La concertation a démarré ce mardi 17 Avril 2018 au siège du conseil national des organisations de la société civile guinéenne ‘’CNOSG’’ entre les organisations de la société civile du pays. Ceci pour faire des propositions de solution qui seront présenté au niveau du comité de suivi de l’accord politique. Cette concertation s’étendra sur  300 organisations de la société civile qui seront imprégnées du niveau d’avancement des débats au sein du comité de suivi. Elles seront également entendues pour des propositions de solution afin de  mettre fin à cette crise post électorale qui n’a que trop durée.

Pour Dansa Kourouma « entant que représentant de la société civile au comité de suivi, nous avons l’obligation de rendre compte aux autres membres de la société civile de ce qui se passe là-bas. Deuxièmement, recueillir leur préoccupation et aussi prendre leurs propositions qui soient en mesure de nous aider, nous représentant à mieux défendre les positions de la société civile. Surtout dans les débats, il y’a aucun point qui concerne la société civile » précise le président de la société civile guinéenne.

Poursuivant : « au jour d’aujourd’hui, les débats vont bon train, il faut reconnaitre qu’il y’a eu de très bonnes dispositions des différentes entités pour pouvoir trouver une solution rapide. J’ai l’impression d’ailleurs que c’est une conviction pour moi, que les acteurs politiques sont fatigués de cette confrontation politicienne. D’abord qui fatigue les partis eux-mêmes, qui empêche l’évolution normale du pays, d’une stabilité qui soit en mesure de créer les conditions pour un développement durable et économique » affirme-t-il.

Et d’ajouter  « La concertation démarre aujourd’hui, nous allons concerter 300 organisations de la société civile qu’elles soient de la société civile ou pas, toutes les entités qui ont un intérêt à ce débat parce que ça concerne tout le monde. Don nous ne pouvons pas nous enfermer comme ça en tant que délégué de la société civile prendre des décisions au nom des organisations qui ne sont mêmes pas informées de ce qui se passe » indique Dr Dansa Kourouma.

Par ailleurs le président du CNOSCG, Dr Dansa Kourouma condamne la démarche de certains citoyens et politiques pour résoudre leur problème « mais il faut que nous ayons la sincérité de reconnaitre, parce que ce n’est pas la faute à quelqu’un si notre société s’est spécialisé dans le déni total des textes juridiques. Ça ce n’est pas les partis politiques seulement mêmes les citoyens. Nous sommes dans une société ou règlement informel de la nation a pris le dessus sur les règlements juridiques. Donc nous sommes dans l’obligation de choix entre la justice et la rue, et quand il y’a confrontation entre les deux c’est la paix sociale qui est menacée. La Guinée nos obligations sociales, l’emploi des jeunes est une demande très exigeante, l’activité, l’économie s’est arrêtée à mis chemin, ça n’arrive pas dans les grandes régions, les villes de l’intérieur, les collectivités ne sont pas du tout desservies en activité économique. Ça veut dire que si on continue à tirailler sur les problèmes qui sont créés par notre société nous allons nous retrouver dans une situation ou le pays va basculer, ce qu’on ne souhaite pas du tout. Ce que nous souhaitons c’est de respecter les décisions de la justice, il faut que les acteurs politiques trouvent dans leur génie créateur la possibilité de s’entendre ».

Share Button
Précédent «
Suivant »

Journaliste Reporter d'Image 664 71 82 86 /623 51 50 96

  • facebook

Laisser un commentaire