Protection de l’enfant : des enfants guinéens abandonnés dans les rues sans le soutien de l’Etat

  • Publiée par Redaction
  • 21 septembre 2018 14 h 25 min
  • 0

De la capitale jusqu’au tréfonds de la Guinée, ils sont très nombreux à vivre sans aide de la part de l’Etat ou des institutions en charge de la protection des droits de l’enfant. Chose qui du coup, poussent ces enfants à se retrouver dans les rues parfois au beau milieu des tas d’ordures entrain de ramasser les sachets de plastics, boîtes de jus pour se trouver de quoi à manger. Ce vendredi 21 sept. 2018, notre reporter s’est intéressé à ce sujet qui, aujourd’hui attire peu l’opinion nationale et internationale.

Mamadi Condé, âgé de 10 ans est élève au CEM d’une école de la place, pour lui il s’adonne à cette pratique pour subvenir à ces petits besoins. : « Je viens tous les jours dans ces ordures pour ramasser les boîtes de jus et sachets afin de les vendre et m’acheter à manger, trouver mes fournitures scolaires, car ma maman n’est plus en vie et mon papa ne travaille plus. Il nous ait très difficile à la maison de trouver de quoi à manger et une fois après l’école on ne trouve rien comme mangé donc je suis obligé de suivre mes amis faire comme eux pour m’occuper de moi-même un peu », précise Mamadi Condé.

Cette situation qui prend de l’ampleur en République de Guinée ne joue pas seulement que sur les enfants mais aussi des parents d’élèves et encadreurs des établissements d’enseignement scolaire.

Maimouna Sylla est une femme de foyer, elle demande de l’aide auprès des institutions internationale. : «  Nous souffrons nous les mamans au foyer moi par exemple je vends les condiments dans un petit marché mais souvent ça ne marche pas et on a du mal à trouver le mangé de nos enfants. En ce qui concerne la scolarité des enfants, c’est tout à fait un autre problème et les écoles privées ne font qu’augmenter les prix d’année en année franchement c’est difficile et face à tout ceci nos enfants se livrent à des pratiques déplorables comme ramasser les fers dans les tas d’ordure ou pire encore ils deviennent les voleurs», souligne-t-elle.

Même son de cloche pour les encadreurs des écoles, c’est une situation qui joue sur l’évolution de l’éducation en milieu scolaire. Le constat pour Kamano Abraham, enseignant dans une école privée de la place est palpable. « Vraiment ça nous touche quand les enfants ne sont pas encadrés car nous récoltons les fruits. Chaque jour on constate qu’il y a plus d’absent dans les salles de classe et ceux qui viennent aussi ne suivent plus avec esprit ouvert on a l’impression qu’ils ont des soucis qui leurs dépassent. Voir évoluer ce phénomène sans y mettre terme, je dirais que la moitié des enfants en Guinée finiront par se voir dans les rues donc j’appelle les institutions à faire face à cet épineux problème afin d’y mettre fin », dit-il.

Alexis Bongono 657 78 83 09 

Share Button
Précédent «
Suivant »

664 71 82 86

Laisser un commentaire