Un atelier de renforcement de capacités sur la production, la gestion et l’utilisation des données statistiques de l’environnement s’est tenu à Conakry

  • Publiée par Augustin Kamano
  • 29 novembre 2018 13 h 09 min
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La capitale guinéenne, Conakry a servit de cadre ce mardi, 28 novembre à la tenue d’un atelier de formation des capacités sur la production, la gestion et l’utilisation des données statistiques en environnement. Cette rencontre qui s’est déroulée sous le thème  » Développement des capacités nationales pour la génération et l’utilisation des statistiques environnementales » a regroupé des représentants  du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Fôret et de la Direction nationale des statistiques, du  Burkina Fasso, de la Mauritanie, de la Direction de l’Institut national des Statistiques, de l’Agence nationale  des Statistiques, des représentants de l’élevage, de la pêche de ses différents pays à Conakry. L’initiative vise à outiller ces participants sur l’approche intégrée dont l’application requiert des données sectorielles.  Elle est financée par l’ONU-Environnement et le PNUD pour Assistance/Aide au Développement (PNUAD/UNDAF).

Au nom du Coordinateur résident  du Système des Nations Unies, Eloi KOUADIO IV, le directeur  Pays Adjoint-Programme, chargé de Bureau PNUD a indiqué qu’en renforçant la capacité nationale à gérer, utiliser et analyser des données sur l’environnement et le changement climatique, l’équipe  des Nations Unies soutiendra la maîtrise de l’information stratégique pour assurer  une gestion durable des ressources naturelles, améliorer les systèmes d’alerte précoces, multirisques et la planification d’urgence et garantir le suivi-évaluation et l’élaboration des rapports sur les ODD et l’agenda 2063.

Pour sa part, Jean Jacob Sahou, au nom de la directrice et  Représentante régionale Afrique de l’ONU-Environnement, a rappelé que  depuis la révolution néolithique, il y a 10 000 ans,  l’espace humaine n’a jamais été confrontée à des menaces environnementales aussi mortelles que celles aujourd’hui. «  Toutes les projections faites pour la fin du siècle actuel prévoient l’accroissement des températures moyennes à plus de 5°c alors que le seuil d’accroissement létal pour le développement humain n’est qu’à 2°c ».

Et, il a ajouté que : «  L’Afrique de l’Ouest sera malheureusement la portion du monde la plus affectée en tant que zone la plus pauvre d’un continent, le plus pauvre des continents si rien n’est fait. La durabilité environnementale n’est pas juste une affaire de l’environnement. C’est un grand problème de développement quand on sait que les pertes dues à l’érosion des sols. Au Malawi, la perte causée par l’érosion des sols maintiennent  plus de 1,8 million dans la pauvreté. Au Rwanda, la productivité agricole  est réduite de 25%   dans certaines localités».

Pour essayer de trouver des solutions à ces défis, les Etats membres avec l’appui de l’organisation des Nations Unies, ont adopté les Objectifs de Développement Durable (ODD) pour attaquer les différentes facettes de la pauvreté dans une logique de protection des personnes et de la planète. Ils sont  engagés depuis 3 ans, des concertations internationales sur les problèmes environnementaux pour une meilleure réglementation de l’utilisation de la terre », a-t-il précisé.

Procédant à l’ouverture de l’atelier, le ministre d’Etat de l’environnement, des eaux et forêts, Oyé Guilavogui, a rappelé qu’en dépit des immenses potentialités en ressources naturelles et humaines dont regorge la Guinée, le pays ne retrouve pas encore la voie du développement pouvant la conduire vers l’émergence souhaitée. «  Le taux élevé de la pauvreté multidimensionnelle, plus de 55, 2% des Guinéens vivant en dessous du seuil de la pauvreté monétaire contrastent avec l’énormité  des ressources naturelles dont dispose le pays », a-t-martelé.

Faisant une rétrospective, le ministre Guinéen a dit que  rien que la pollution intérieure, provoquée par l’utilisation peu séché par 80% de la population en Afrique est source de perte de vies humaines de 6 00 milles personnes et  4 millions dans le monde.

Terminant  son intervention, Oyé Guilavogui  a fait savoir que l ’adoption d’un système statistique pertinent  et de la qualité à tous les niveaux de l’appareil gouvernemental permettra aux décideurs politiques de répertorier,  d’organiser, de gérer et de  fournir des  données et des informations sur l’environnement en unité physique ou monétaire pour la formulation des politiques économique et de lutte contre la pauvreté.

 

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