Université Gamal Abdel Nasser: Les étudiants en colère s’en prennent au décanat

  • Publiée par Dramé Yahya
  • 6 mars 2018 23 h 39 min
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La faculté  des sciences et techniques de la santé de l’université Gamal Abdel Nasser a été mis à sac, ce mardi  par certains étudiants en colère, qui réclamaient leurs numéros matricules. Sur les murs du departement on pouvait lire ‘’Nos matricules ou la mort ‘’.  Au cours de cette altercation, le doyen Pr Mohamed Cissé a été blessé au niveau de la tête et son véhicule caillassé par les manifestants.  

 

Très en colère pour cet acte, Pr Mohamed Cissé, doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé explique sa mésaventure,  « vous savez les mardis, nous avons les réunions hebdomadaires qu’on appelle le conseil du décanat où nous nous retrouvons pour discuter de ce qui s’est passé dans la semaine. Donc au cours de cette réunion, des gens sont venus taper à la porte et du coup les étudiants ont envahi le bureau soit disant qu’ils sont dans cette université depuis 2012-2013 et qu’ils n’ont pas de numéro matricule. Imaginez-vous qu’on vient s’asseoir dans une université dont on n’est pas orienter par l’Etat, on n’est pas inscrit et on reste pendant 5 à 6 ans et à la fin on demande un numéro matricule. Du coup, ils ont commencé à saccager tout », a-t-il expliqué.

Plus loin, Pr Mohamed  Cissé estime que ceux qui sont à l’origine de cette malversation se trouvent dans cette même université, « le fonds du problème, c’est quoi, nous nous sommes arrivés, il y a moins d’un an. Quand vous sortez de la Guinée et vous dites que vous êtes enseignants de cette faculté, vous avez la tête basse. Pour la simple raison, les gens disent que ce qui se passe chez nous,  c’est la catastrophe. Quand nous renvoyons les étudiants dans nos institutions, c’est vous qui les acceptez chez vous parce qu’ils payent de l’argent. De 65 étudiants, on s’est retrouvé à 475. C’est ce que nous avons voulu combattre. Et ceux qui sont à l’origine de ça sont dans cette université et ils sont connus de tout le monde. Il n’y a jamais eu de sanction. Maintenant, c’est les gens qui poussent les étudiants à nous lancer des pierres. Il faut qu’ils  soient rassurés aussi qu’on mettra de l’ordre ici », a précisé le doyen.

 

Venu un peu plus tard après les mouvements, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a instruit aux autorités universitaires, « comme moi-même, après avoir visité les locaux, j’ai demandé  au rectorat de formuler une plainte contre ces personnes-là », a-t-il conclu.

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