« Je veux une communauté forte et non un président fort. Je veux que tous les maliens soient armés d’une seule arme », Dixit Mohamed Sidibé, Président du Haut Conseil des maliens de Guinée

  • Publiée par Redaction
  • 7 juillet 2016 14 h 52 min
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Dans une interview accordée à notre reporter, le Président du haut conseil des maliens de Guinée, Mohamed Sidibé, s’est exprimé sur des sujets portant entre autres sur l’installation du bureau des maliens de Guinée, les problèmes auxquels les maliens de la diaspora sont confrontés, son rapport avec l’ancien président du haut conseil des maliens de Guinée et le déroulement des élections passées.  Lisez

Bonjour Monsieur Sidibé ! Présentez-vous, s’il vous plait ?

Mohamed Sidibé, Président du Haut conseil des maliens de Guinée

Après deux mois de fonction à la tête du haut Conseil des Maliens de Guinée, est-ce que votre bureau a été mis en place ?

Oui ! Le bureau a été mis en place à Conakry et à l’intérieur du pays. Ceux de l’intérieur ont commencé aujourd’hui. Nous avons mis trois bureaux en place pour le moment et nous avons suspendu en raison du mois de Ramadan. Et après la fête, nous allons poursuivre la mise en place des bureaux de l’intérieur, ce qui n’a jamais été fait depuis 20 ans.

Les maliens de Siguiri et Mandiana sont confrontés à de nombreux problèmes dans les Mines, quelles sont les dispositions prises par le haut conseil des maliens de Guinée, que vous présidez afin de trouver solution à cette situation ?  

D’abord, je n’ai pas été saisi de ces problèmes. En ce qui concerne Mandiana, une commission s’est rendue là-bas et un bureau a été mis en place où ils m’ont renvoyé des revendications. En tout cas, pour le moment depuis que je suis là je n’ai pas été saisi de ce problème mais pour le moment tout se passe bien à Mandiana et Siguiri.

Lors de votre élection, certains de vos compatriotes n’ont pas voté pour vous, qu’allez-vous  faire si l’un de ceux-ci a un problème ?

Je ne connais pas ceux qui ont voté pour moi et ceux qui n’ont pas été voté pour moi. Ils ont fait sur la base des bulletins secrets. Donc, moi je considère que tous les maliens ont voté pour moi parce que c’est la communauté qui m’a choisi. Donc, je n’ai pas de ‘’partis pris‘’ ou le choix par rapport aux maliens. Tous les maliens se valent chez moi et je les gère en tant que tels.

Quel est votre rapport avec l’ancien Président, actuellement votre vice-président au niveau du Haut Conseil des Maliens ?

Les relations sont excellentes depuis mon élection. Chaque fois quand j’ai besoin, on se communique. Et je ne vois pas de cas particulier parce que lui et moi nous nous combattons tous ensembles pour l’intérêt des maliens. Il restera malien de Guinée y compris dans le processus…..

Selon certaines indiscrétions, bien avant votre élection, vous avez fait venir  9 camions venant du Mali uniquement pour voter à votre faveur, qu’en dites-vous ?

Ecoutez, moi je ne regarde pas dans le passé. Quand quelqu’un est dans le passé, c’est qu’il a des preuves dans le présent. Je ne pense pas, les conditions dans lesquelles les élections se sont tenues que des maliens de BAMAKO puissent  voter parce qu’on participait à cette élection. Les maliens immatriculés à l’Ambassade de Mali depuis plus de 6 mois. Il faut avoir une carte consulaire et les cartes consulaires sont établies sur  la base des anciennes cartes consulaires. Il n’est pas permis d’avoir une carte consulaire avec une carte d’identité malienne. Je ne vois pas comment on peut envoyer des gens dans des camions pour faire voter.

Il semble que vous avez été soutenu par un certain milliardaire du nom de petit chérif qui, lui aussi, a une association des maliens à travers le monde. Votre réaction ?

De toute façon j’ai été candidat, je suis élu sur la base de la confiance des maliens et je ne pense pas si aucun moment que je suis élu sur la base d’un financement dont je n’ai pas besoin d’ailleurs. Nous sommes dans le cadre d’une association, il ne s’agit pas d’être financé, mais il s’agit d’être soutenu. Et je revendique tous les soutiens des opérateurs économiques tout le monde le sait. Je revendique le soutien de la jeunesse, je revendique le soutien des femmes, je revendique le soutien des étudiants, je revendique le soutien des sages. S’il s’agissait de l’argent cette confiance n’aurait pas due.

Quels sont les problèmes que la communauté malienne est confrontée en Guinée ?

Depuis longtemps, cette communauté ne fonctionne pas normalement. Tout le moment, nous sommes en train de redresser le fonctionnement. Il faut tenir les réunions, des assemblées générales, il faut mettre en place des structures de base avant de parler quoi que ce soit. Je pense que même les chefs de l’Etat, il faut attendre 1 an pour faire un bilan. Tu ne peux pas demander à quelqu’un qui n’a même pas assis d’abord son bilan. Il fallait poser la question quel est le bilan de 20 ans de gestion. Qu’est-ce qu’on peut revendiquer aujourd’hui comme étant le patrimoine pour le haut conseil des maliens ? Il y a-t-il un siège, un vélo ou une moto…je pense il faut poser des questions avec objectivité. Ressortez-moi un bilan de 10 ans. J’ai même de cachet. Je crois qu’il faut analyser les choses. Je sais que l’espoir est grand  parce que les maliens attendent de moi beaucoup une mobilisation et je respecterai cet espoir.

Selon vous, qui voudrait mettre votre mandat en jeu ?

Je ne pense pas si on peut mettre en jeu un mandat ici. Ce mandat je l’ai obtenu dans la plus grande transparence et dans la plus grande démocratie dans le respect des règles. Donc, je ne pense pas que quelqu’un peut le mettre en jeu. La seule personne qui peut agir, c’est la communauté malienne. Et la communauté malienne va évaluer dans un an le bilan de ma gestion et en ce moment c’est ce qu’ils vont décider, mais en dehors de ça, je ne pense pas que quelqu’un d’autre puisse agir.

La contradiction, je l’accepte, mais moi je ne regarde pas ça.  Je mets la communauté à l’unité et si vous vous-rendez compte à moins de deux mois, nous avons réussi à faire un premier sondage, nous avons été associés pour jumelage Conakry-Bamako, nous sommes arrivés à organiser une lecture de saint de Coran, nous avons organisé le 22 septembre et nous avons déjà posés de façon officielle devant qui de droit des difficultés, des documents, des pièces consulaires, le problème des étudiants maliens auxquels sont confrontés depuis trois ans et nous avons fait beaucoup de cas sociaux. En ce mois de solidarité, nous avons exprimé notre solidarité à l’endroit de plusieurs familles maliennes et cela que nous souhaiterons à clôturer à la lecture du saint coran.

Votre message à l’endroit des communautés maliennes de Guinée ?

Je leur demande de respecter des conditions favorables à une vraie intégration entre le Mali et la Guinée. Je veux une communauté forte et non un président fort. Je veux que tous les maliens soient armés d’une seule arme et me représenter ou que ce soit de Siguiri à Koundara, de Nzérékoré à Boké où que les maliens se trouvent je les invite à œuvrer dans le sens de l’intérêt de la communauté malienne.

Moussa Traoré

Tel : 621 99 83 45

 

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